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Le
musée de Valence conserve la plus importante collection de
dessins et de peintures d'Hubert Robert (1733-1808) avec celle du
musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.
Il lui revenait donc de droit de monter cette exceptionnelle exposition d'une cinquantaine de toiles du "peintre des ruines" qui, pour la plupart, quittent pour la première fois la Russie depuis leurs achats à l'artiste par la famille Impériale et les Princes russes entre 1773 et 1802. Son père est valet de chambre de l'ambassadeur du duc de Lorraine à Versailles, le marquis de Stainville. Le jeune Hubert, élève boursier au Collège de Navarre, reçoit une éducation classique lui permettant de lire le grec et le latin, dont peu de ses amis artistes ont pu bénéficier. Il entre comme élève chez le sculpteur Slodtz qui lui fait découvrir l'intérêt du voyage en Italie. En 1754, il arrive à Rome dans la suite du comte de Stainville, nommé ambassadeur de France. Ses maîtres seront Pannini et Piranèse. Hubert Robert retourne à Paris en 1765. Sa clientèle et ses amis se trouvent immédiatement parmi les plus hauts personnages du royaume comme le comte d'Artois, le duc de Choiseul, le marquis de La Borde (château de Méréville), le receveur des finances Watelet et le duc de la Rochefoucauld, chez qui se réunissaient une fois par semaine amateurs etartistes dans une sorte d'Académie école de dessin, les "Mercredis de la Rochefoucauld". Il fréquente aussi le Salon deMadame Geoffrin rue Saint-Honoré, lieu de rencontre de toute l'élite intellectuelle et artistique parisienne. Il est reçu à l'Académie en 1766 en présentant le "Port de Ripetta". L'année suivante, il participe au premier Salon au Louvre avec plus de 15 tableaux et y exposera régulièrement jusqu'en 1798. A partir de 1774, il est chargé del'aménagement des résidences royales avec le hameau de la reine à Trianon, les bains d'Apollon à Versailles, le parc de Rambouillet, la nouvelle salle de théâtre construite pour Marie-Antoinette à Versailles et la salle à manger du roi à Fontainebleau (quatre "Vues des Monuments de la France", aujourd'hui au Louvre). Il est successivement nommé Dessinateur des Jardins du Roi en 1777, Garde des tableaux du Roi l'année suivante puisGarde du Museum et conseiller à l'Académie en 1784. Hubert Robert peint la plupart des grands événements révolutionnaires, mais il est arrêté en 1793, sans doute à cause des fonctions officielles qu'il occupa sous l'ancien régime. La fin de la Terreur permet sa libération le 4 août 1794. Ilretrouve une clientèle tout en étant chargé au sein du Conservatoire de mettre en place le nouveau Museum national. Sa mort le surprend encore au travail en 1808. Source : http://www.encyclo.wanadoo.fr |
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