La direction d’orchestre et d’ensemble
Quelle formation pour quel chef ?
Que doit-on apprendre ?
Que peut-on apprendre ?...
Définir les qualités souhaitées et
les compétences requises, cibler le milieu d’intervention
des futurs chefs, c’est définir les objectifs d’un
enseignement nécessaire.
L’opinion des étudiants
Autoritaire, despotique, démagogique, commercial
? Et si le conducteur de l’orchestre était compétent
? C’est quoi « être compétent » ?
C’est, par exemple, de faire un « AGP » pour une Atempause
après une G. P. alors qu’un « Un et » peut
suffire, mais qu’il est nécessaire de bloquer pour donner
un nouveau tempo, et que « tenuto » à la timbale
dans la 104 de Haydn est certainement une erreur d’édition.
Christophe Grapperon, 1998
Las de quinze ans de tâtonnements autodidactiques,
j’arrivai au cours avec des valises de questions techniques. On
me répondit « musique ». Bon... Je me risquai alors
à poser des questions « musique ». Et j’obtins
ainsi les premières réponses à mes questions techniques.
Qu’est-ce que le cours de direction d’orchestre ?
L’endroit où l’on apprend à se poser les bonnes
questions.
Laurent Goossaert, 1998
Acquérir une maîtrise du geste et un
vocabulaire
Apprendre à interroger une partition
Approfondir ses connaissances musicales, analytiques, stylistiques
Rencontrer des musiciens professionnels de haut niveau pour partager
des expériences, échanger des points de vue
Faire l’apprentissage de l’exigence dans le travail
Jean-Sébastien Veysseyre, 1998
Une classe où le travail et la musique se marient
dans une atmosphère studieuse et de perpétuelle recherche
musicale par la maîtrise du geste et de la technique gestuelle
qui permettent d’approcher une première ébauche
d’interprétation.
Après quoi, l’apport de conseils, l’œil de la
caméra et l’expérience de l’estrade apportent
les éléments indispensables à la progression.
Pascal Romano, 1998
« La direction d’orchestre ne s’apprend pas »
disent de concert les mauvaises langues et les bons auteurs. Alors pourquoi
ne pas venir chez Nicolas Brochot et s’apercevoir qu’un
geste efficace, une conscience juste des tempos, une attitude attentive
et interrogative face à des partitions s’apprennent ! En
bref, qu’un maître consciencieux et conséquent vous
apprend tout... hormis, le génie, bien sûr, mais c’est
une autre histoire.
Philippe Allée, 1998
Qu’elle nous soit « connue » ou
inconnue, la musique que l’on étudie en classe de direction
d’orchestre est toujours comme neuve. C’est à la
manière d’un Colombo que l’on essaye de déceler
ce que nous livre une partition : c’est avant tout une forme de
respect pour la partition, le compositeur, le musicien et l’auditeur.
Il nous faut alors apprendre à communiquer notre perception -
qui doit être cohérente - de la partition à l’aide
de gestes, certains codés et d’autres qu’il nous
appartient de chercher.
Nicolas Sansarlat, 1998
Plus qu’une classe de Direction d’orchestre, je dirais
une façon de voir les choses et de les vivre.
Certes après toutes ces années de sommeil le réveil
est brutal et parfois douloureux mais ô combien vivifiant et réparateur
!
La Classe de Nicolas Brochot représente, hormis la direction
à proprement parler, tout ce que vous auriez dû savoir
et que l’on ne vous a jamais appris, à commencer par l’humilité.
Les vieilles croyances s’effondrent et les bonnes questions voient
le jour et vous projettent bien au-delà du simple cadre musical.
Alors il n’est pas difficile de comprendre le plaisir et la hâte
qui nous habite.
Vivement lundi !
Serge Reynier, 2000
La Direction d’orchestre, pourquoi ?
Remise en cause de toute une façon de « vivre »,
voilà sans doute un des aspects les plus marquant après
une année dans la Classe de Nicolas Brochot.
On apprend à englober comme un tout Pensée-geste-action.
La pensée replace la musique dans un véritable contexte
artistique et esthétique, nous encourageant vers un savoir humaniste.
Seule la netteté d’un geste permet le passage de cette
information.
Mais la réponse à notre geste, l’aboutissement,
confirme ou pas notre travail, nous permet d’aller plus loin.
Rondy Torrès, 2000
On dirait que Nicolas Brochot s’amuse au fur
et à mesure de notre apprentissage de chef a nous tendre de multiples
pièges dans lesquels nous tombons tous la plupart du temps, non
pas pour que nous n’y tombions pas à nouveau — ils
sont partout, à chaque nuance, à chaque mesure ! —
mais bien pour que nous apprenions à en sortir.
Diriger c’est prendre des décisions essentiellement avec
ses connaissances, mais aussi avec sa sensibilité, ses tripes,
ses oreilles, avec ce que les musiciens proposent, ce qu’il est
possible de faire, ses rêves, ses propres failles. Et comment
faire pour que néanmoins l’interprétation ne sonne
pas « tiraillée » mais logique, sincère et
en même temps sensible.
L’apprentissage de la Classe de Nicolas Brochot c’est d’acquérir
un maximum d’outils pour ne pas partir dans la musique en sourd
ou en aveugle, avec des qualités humaines et des idées
claires. Et tout cela s’apprend... sauf l’envie de «
partager » qui, elle, doit exister avant tout le reste.
Jérôme Hilaire, 2000
Lieu de travail et de réflexion, la classe
de direction d’orchestre de Nicolas Brochot nous place devant
nos responsabilités musicales, professionnelles et artistiques
:
connaissances des œuvres, contexte historique, analyse, style,
prise de conscience des différents éléments nécessaires
pour une bonne exécution.
Dans une remise en question nécessaire de nos acquis, elle apporte
un autre regard sur la partition quelle qu’elle soit, et nous
place non seulement face à l’orchestre, mais surtout à
nous mêmes dans un souci constant de progression.
Dans le respect des personnalités de chacun, elle nous aide à
combler nos lacunes, forger notre conscience musicale ainsi que notre
technique nécessaire pour cet accomplissement.
Christophe Boissière, 2001
"Glissons-nous dans la peau de l'inspecteur gadget,
à la recherche de la gogogadgeto vérité.
Mais il nous faut des infos!
L'indique Nicolas va-t-il donner des réponses?
Et bien non, car il faut se poser les bonnes questions!
Doux mélange entre sensibilité et rigueur ; subtile alchimie
entre espace-temps et une dynamique et entre couleur, sensibilité
émouvante de l'interaction des sons.
Et bien oui, nous sommes effectivement à la recherche de notre
interprétation face à la musique tout en nous épanouissant
mutuellement et physiquement." (Auteur anonyme)