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Quelles sont les retombées de ces connaissances pour le traitement de la maladie ?

Les deux dernières années ont vu des progrès considérables dans le traitement de l'infection par le VIH. On peut maintenant espérer empêcher la multiplication du virus de façon importante et durable chez les personnes porteuses du VIH.

Quelles sont les traitements actuels de l'infection par le VIH ? Qu'est-ce que la trithérapie ?
Quels sont leurs objectifs ?
Comment apprécier l'efficacité des traitements ?
Comment progressent les recherches sur les vaccins ?

Quelles sont les traitements actuels de l'infection par le VIH ? Qu'est-ce que la trithérapie ?

Des combinaisons de plusieurs médicaments antiviraux :

La trithérapie est l'association de 3 médicaments, mais on peut utiliser également des associations de deux médicaments (bithérapie) ou de 4 (quadrithérapie).
Les médicaments sont :

  • les inhibiteurs de la transcriptase inverse : l'AZT (Rétrovir*), la DDI (Videx*), la DDC (Hivid*), la D4T (Zerit*), la 3TC (Epivir*), ? ç?1uiui? [? 1? la Névirapine (Viramine*), l'Abacavir et l'Efavirenz.
  • les antiprotéases : l'indinavir (Crixivan*), le ritonavir (Norvir*), le saquinavir (Invirase*) et le nelfinavir (Viracept*).

*nom commercial en France

 

Quels sont leurs objectifs ?

  • De diminuer au maximum et de façon prolongée la multiplication virale. Ceci implique une poursuite régulière des traitements pendant plusieurs années. Cela suppose l'absence d'effets toxiques, sinon leur prise prolongée deviendrait impossible.
  • De changer de traitements en fonction de l'apparition de résistances. L'exposition du virus aux médicaments anti-rétroviraux peut entraîner l'apparition de résistances au traitement. De nouveaux tests permettent de détecter les virus insensibles à l'action d'un médicament et de modifier alors les prescriptions.
  • D'ajouter au traitement anti-rétroviral un autre type de traitement pour aider à la reconstitution du système immunitaire.
    Les recherches dans ce domaine portent essentiellement sur l'utilisation thérapeutique des interleukines. Ainsi, l'administration d'interleukine 2 (IL-2) permet une remontée impressionnante du nombre de lymphocytes TCD4 chez? ç?1uiui? [? 1? certains patients ayant participé aux premiers essais de ce médicament.

Les recherches s'orientent également vers le traitement très précoce de l'infection par le VIH, au stade de la primo-infection, car plus la charge virale baisse dès les premières semaines de l'infection, moins la maladie risque de progresser.

 

Comment apprécier l'efficacité des traitements ?

La mesure de la charge virale

(c'est la recherche de l'ARN du VIH dans le sang) : elle permet d'apprécier la réduction de la quantité de virus dans le sang dès les premières semaines qui suivent le traitement. Avec les associations d'antiviraux, il est possible d'abaisser la charge virale jusqu'à rendre le virus non détectable dans le sang avec les méthodes de mesure que nous disposons. La charge virale renseigne sur la présence du VIH dans le sang, elle ne renseigne pas sur le VIH présent dans les ganglions ou dans d'autres cellules de l'organisme.


L'appréciation de l'état immunitaire :

elle se fait uniquement en comptant le nombre des lymphocytes TCD4 dans le sang. De nouvea? ç?1uiui? [? 1?ux tests permettront d'étudier les fonctions des lymphocytes TCD4 et pas seulement leur nombre.

 

Comment progressent les recherches sur les vaccins ?

La prévention de la transmission du VIH repose actuellement sur l'adaptation des comportements, la responsabilisation individuelle et la politique de réduction des risques.
Dans l'avenir, les espoirs se fondent sur la mise au point d'un vaccin préventif pour les personnes séronégatives mais les obstacles à surmonter sont nombreux et complexes.

Pour qu'un vaccin soit efficace, il doit déclencher une réponse immunitaire contre le VIH dans tout l'organisme et en particulier dans les muqueuses, site de pénétration du virus. Cette réponse immunitaire contre le VIH doit mobiliser des anticorps et des lymphocytes T.

Les recherches sont très actives dans ce domaine. Elles concernent des techniques d'inactivation ou de modification du virus de façon à ce que l'on puisse introduire dans l'organisme :

  • un virus ou un fragment de génome viral qui entraîne une réponse immunitaire efficace mais pas de maladie,
  • ou des protéines du virus qui, comme c'est le cas pour d'autres vaccins (par exemple le vaccin contre l'hépatite), ? ç?1uiui? [? 1? suffisent à elles seules à entraîner une réponse immunitaire protectrice.

 

 

Lorsqu'un fragment du virus apporte des résultats prometteurs, il peut être testé pour son efficacité protectrice vis à vis de l'infection sur certains animaux, par exemple sur le singe : le macaque développe une infection proche du sida lorsqu'il est infecté par un rétrovirus appelé SIV.

Il existe cependant encore de nombreux obstacles à la mise au point d'un vaccin contre le virus du sida :

  1. les méthodes d'inactivation virale qui ont été utilisées pour d'autres virus ne peuvent être utilisées pour le VIH car on craindrait d'administrer aux personnes que l'on vaccinerait un virus qui ne serait que partiellement inactivé.
  2. On ne sait pas encore si la réponse immunitaire la plus efficace contre le virus est constituée par des anticorps ou des lymphocytes T. Les méthodes vaccinales qui induisent une réponse des anticorps ne sont pas les mêmes que celles qui induisent préférentiellement la réponse des lymphocytes T.
  3. On connait encore mal les moyens d'induire une réponse immunitaire au niveau des muqueuses.
  4. La réponse immunitaire n'est pas toujours bén? ç?1uiui? [? 1?éfique : ainsi, certains anticorps anti-VIH se comportent comme des anticorps facilitant plutôt que comme des anticorps bloquant l'infection.
  5. Si un candidat vaccin était mis au point en laboratoire et testé sur les animaux, entreprendre des essais cliniques pour apprécier son efficacité chez l'homme se heurte à des problèmes éthiques. Quels conseils de protection donner à des candidats volontaires? Comment accepter de tels essais si le vaccin n'offre qu'une protection à 50 ou 60% ?
  6. Enfin, malheureusement, les exemples récents de vaccins efficaces contre certains virus, comme le vaccin contre l'hépatite B, montrent que le coût des vaccins et de la vaccination de populations à grande échelle est tel que la mise au point d'un vaccin contre le VIH poserait de toute façon un problème considérable, en particulier dans les pays en voie de développement.
 

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