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Les tests de dépistage
Les progrès réalisés dans le traitement avec,
en particulier, les multi-thérapies anti-VIH, bouleversent
les enjeux des pratiques de dépistage. L'enjeu est de parvenir
à l'accès aux soins de toutes les personnes séropositives
pour qu'elles puissent bénéficier des meilleurs traitements,
au meilleur moment. |
Quels tests? Pour quelles indications
? Quoi de neuf ? En
quoi consiste un test de "dépistage" ? Où
faire ces tests ? Confidentialité |
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Quels tests? Pour quelles indications
? |
1. Les tests ELISA et Western Blot
Ces tests recherchent les anticorps qui apparaissent 3 à
6 semaines après la contamination et restent positifs définitivement.
Dans de rares cas, ils se positivent plus tardivement, mais si,
3 mois après une situation à risque, ils sont toujours
négatifs, c'est qu'il n'y a pas eu contamination. Un test
ELISA positif n'est pas modifié par les traitements. Les
personnes adultes Aséropositives pour le VIH dont la charge
virale est devenue indétectable avec les traitements ne redeviennent
pas "séronégatives". Il n'en n'est pas de
même pour les tests qui détectent le virus ou des composants
du virus.
2. Ainsi l'antigène p24,
présent vers le 15ème jour après la contamination,
reste détectable 10 à 15 jours puis disparaît
en raison de l'apparition des anticorps. Pendant des années
l'antigène p24 reste indétectable. Il peut parfois
réapparaître lorsque le virus entre à nouveau
dans une phase de multiplication. Pour la surveillance, il est remplacé
par la détermination de la charge virale.
3. La charge virale
plasmatique (ARN du VIH) est détectable dans les 15 jours
qui suivent l'infection (c'est d'ailleurs dans les premières
semaines après la contamination que la transmissibilité
du VIH est la plus forte et que des précautions particulières
s'imposent s'il y a doute). En l'absence de tout traitement elle
diminue sous l'action du système immunitaire, le système
de défense de l'organisme. Mais, à la différence
de ce qui se passe avec les autres virus, l'organisme, même
s'il abaisse la quantité de VIH, ne parvient pas à
le faire disparaître complètement. Il semble que plus
la charge virale s'abaisse, plus le développement de l'infection
A à VIH est lent (cf tableau). Cette notion est essentielle
pour comprendre les stratégies actuelles de traitement de
la primo-infection (voir panneau 4) . En effet, le traitement de
cette dernière vise à abaisser au maximum la charge
virale pour se rapprocher de l'évolution de ceux qui spontanément
parviennent à éliminer la plus grande quantité
de virus et dont l'infection à VIH progresse moins vite.
La mesure de la charge virale est également
utile pour décider d'entreprendre un traitement anti-rétroviral
et surtout pour vérifier son efficacité.
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Figure 1
Représentation shématique
des marqueurs virologiques
au cours de la primo-infection par le VIH (en l'absence de traitement)
D'après C.Rouzioux - Transcriptase 58 |
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Quoi de neuf ? |
Pour les personnes qui ont été très
récemment contaminées, le diagnostic de l'infection
est essentiel pour débuter très tôt un traitement
visant à contrôler la multiplication du VIH dès
A les premières semaines après la contamination. Ces
traitements "précoces" transforment ce qu'il était
convenu d'appeler "l'évolution naturelle de la maladie"
en empêchant l'envahissement de l'organisme par le virus.
En outre, on sait maintenant que la prescription de médicaments
anti-rétroviraux dans les heures qui suivent un accident
professionnel-infirmières ou médecins involontairement
blessés avec des aiguilles contaminées par le VIH-
diminue le risque de contamination de l'ordre de 80%. Ces traitements
ne sont pas sans danger et sont réservés aux cas où
l'exposition au risque est très importante. La circulaire
du 12/08/97 étend la possibilité de prescription de
ce traitement prophylactique à des personnes ayant pris un
risque élevé de transmission du VIH par voie sexuelle
ou à la suite du partage de seringue.
Le conseil qui consistait à dire "après une
prise de risque, attendez 3 mois avant de faire le test" est
désormais caduque. Aujourd'hui il est indispensable de consulter
un médecin le plus rapidement possible afin de bénéficier
des nouveaux traitements disponibles. |
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En quoi consiste un test de "dépistage"
? |
Deux types dAe tests sont disponibles :
les premiers recherchent les anticorps fabriqués par l'organisme
en réaction à la présence du virus.
Les tests ELISA, extrêmement sensibles, sont toujours pratiqués
chez les personnes qui demandent volontairement un test et chez
les donneurs de sang. Fiables, peu coûteux, il sont pratiqués
dans tous les laboratoires.
Tout test ELISA positif sera confirmé par un autre test,
moins sensible mais plus spécifique, le WESTERN BLOT.
les seconds recherchent directement des fragments de virus dans
le sang
en particulier l'antigène p24 du virus et la mesure de la
charge virale qui consiste à détecter et à
quantifier l'ARN du VIH dans le sang. L'intérêt de
l'antigénémie p24 dans le cas d'une contamination
récente réside dans le fait qu'elle se détecte
très précocément, vers le 15ème jour
après une contamination.
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Où faire ces tests
? |
Les tests peuvent se faire dans un laboratoire public
ou privé, sur prescription médicale. Il sont alors
pris en charge par la sécurité sociale. Si une personne
souhaite bénéficier de l'anonymat et de la gratuité
de la consultation m&eacuAte;dicale, elle a la possibilité
d'aller dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG).
Dans ces centres, accessibles aussi aux mineurs, aucun papier d'identité,
aucun document n'est demandé. Pour obtenir la liste des CDAG
il suffit d'appeler SIDA INFO SERVICE au 0 800 840 800 numéro
vert appel gratuit 24 heures sur 24 , ou sur minitel 3611 (appel
gratuit, taper SIDA sur la ligne "Activité" et
le numéro du département).
Dans le cas d'une prise de risque accidentelle, professionnelle
ou privée, le mieux est d'évaluer la situation en
téléphonant à SIDA INFO SERVICE ou à
son médecin ou de se rendre aux urgences de l'hôpital
le plus proche.
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Confidentialité |
Le résultat d'un test est strictement confidentiel.
Seul un médecin est habilité à annoncer la
séropositivité à la personne concernée.
Couvert par le secret médical, ce résultat ne sera
communiqué à personne d'autre.
Le test ne doit jamais être fait à l'insu d'une personne,
qui doit donner son accord pour que le test soit pratiqué.
Il n'est jamais fait au cours d'un bilan sanguin de routine sauf
s'il est expressément demandé. La seule exception
où l'accordA de la personne n'est pas demandé concerne
le don de sang ou d'organe ; dans ce cas, la personne sera prévenue
si le test est positif. Il est formellement déconseillé
à une personne de donner son sang si elle a été
dans une situation à risque dans les 3 mois qui précèdent
le don.
Bien souvent le test est prescrit dans le cadre d'un bilan pré-opératoire
ou pendant la grossesse ; dans ces deux circonstances, la personne
doit normalement être prévenue, donner son accord et
avoir communication des résultats. |
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