| 1702 : Le 22 décembre,
naissance á Genève des jumeaux Jean-Etienne et Jean-Michel
Liotard, fils d'Antoine Liotard et d'Anne Sauvage, originaires de Montélimar,
en Dauphiné, et réfugiés dans la cité calviniste
lors de la révocation de l'édit de Nantes (1685). Jean-Etienne
Liotard passe son enfance et son adolescence dans sa ville natale. A dix-neuf
ans, il fait l'apprentissage de quatre mois dans l'atelier du miniaturiste
Daniel Gardelle (1679-1753). 1723-1735 : Le jeune Liotard se rend pour la première fois á Paris où il est, durant trois ans, l'apprenti de Jean-Baptiste Massé (1687-1767), portraitiste, miniaturiste et graveur. Dès 1726, il travaille á son compte, peignant miniatures et portraits. 1735 : Après deux brefs séjours á Genève, il accompagne á Naples le Comte de Puisieux, nommé ambassadeur de la cour de France dans cette ville. 1736-1737 : De Naples, il se rend á Rome, puis á Florence. Dans la Ville éternelle, il rencontre le chevalier William Ponsonby, futur Lord Bessborough, qui effectue le Grand Tour avec des amis. Celui-ci lui propose de l'accompagner en Orient. 1738 : A Naples, le peintre embarque pour Constantinople, via Capri, Messine, Syracuse, Malte, Milos, Paros, Chios, Smyrne. En chaque lieu, Liotard dessine ce qui l'entoure et réalise quelques portraits (Madame James Fremeaux, vers 1738). 1738-1742 : Il séjourne á Constantinople où il portraiture les membres de la société anglaise (Richard Pococke, vers 1738-1739), les ambassadeurs et quelques autochtones. 1742-1743 : Liotard est invité par le prince Mavrocordato de Moldavie, á venir á la cour de Jassy (Roumanie). Il y reste dix mois, á peindre les membres de l'aristocratie (Gentilhomme en talar fourré á la cour de Jassy, 1742-1743). Il adopte le costume des nobles, la toque de fourrure, et se laisse pousser la barbe, ce qui lui vaut le surnom de "peintre turc". Cette appellation contribuera, par l'attrait de son exotisme, au succès du peintre en Europe. 1743-1745 : Au mois de septembre 1743, Liotard arrive á Vienne, où il séjourne deux ans. Il entretient des relations amicales avec l'impératrice Marie-Thérèse et son époux François-Etienne de Lorraine, futur empereur François Ier d'Allemagne, et devient peintre de la cour d'Autriche. Aidé de Joseph Cameratta, il réalise les gravures des dessins ramenés de Turquie. Diffusées á Paris bien avant son retour, celles-ci font sa renommée en France alors même qu'il se trouve encore á l'étranger. (...) 1746-1753 : Dans la capitale française, Liotard connaît un succès certain auprès de la cour (Madame Adélaïde de France, 1750-1753), de la bourgeoisie et de l'intelligentsia, malgré les marques d'opposition que lui témoigne l'Académie royale, choquée par son goût pour la vérité. De 1751 á 1753, il expose pourtant au Salon de l'Académie de Saint-Luc, dont il devient le conseiller, avec le titre de "peintre ordinaire du Roy". Ce séjour parisien est entrecoupé de voyages á Genève et á Lyon. 1753-1755 : En 1753, il quitte Paris pour Londres où il retrouve William Ponsonby, devenu comte de Bessborough. Grâce á lui, il s'attache une importante clientèle, parmi laquelle des membres de la famille du prince de Galles. 1755-1756 : Voyage dans les Provinces-Unies, á Delft, chez son neveu Jean-Louis Maisonnet (Jean-Louis Maisonnet, pasteur á Delft, 1755), á La Haye et á Amsterdam. En août 1756, il épouse Marie Fargues, fille d'un négociant français ayant émigré á Amsterdam. Commerçants et aristocrates lui commandent leur portrait (...). Ce séjour est l'occasion pour le peintre d'acquérir des oeuvres d'artistes hollandais du XVIIe siècle. 1757 : Après un passage á Paris, il s'installe définitivement á Genève. Enrichi et célèbre, il est sollicité par les notables de la ville (Ami-Jean De la Rive, 1758, Madame Alexandrine Lullin-Fatio, 1762) et par les étrangers de passage (Madame d'Epinay, vers 1759). Il se lie d'amitié avec François Tronchin qui lui commande le portrait de membres de sa famille (Madame François Tronchin, née Anne-Marie Fromaget, dite "en frileuse", 1758). 1762 : Au printemps, départ pour Vienne. Il réalise les portraits du couple impérial (Marie-Thérèse d'Autriche, 1762) et de onze de leurs enfants. 1770 : L'artiste séjourne á Lyon et peint le portrait de Jean-Jacques Rousseau, qui le refuse. (...) 1779 : Liotard voit ses commandes se raréfier, Il s'adonne á la gravure et rédige son traité. Bref séjour á Vevey. 1781 : Genève connaît une période politiquement troublée. Pour sa sécurité, l'artiste s'expatrie á Lyon où il réside de mai á septembre. Il y fait imprimer et publier son Traité des principes et des règles de la peinture qui sera pourtant daté de Genève. 1782 : Par peur d'être arrêté, Liotard se réfugie á Confignon. Sa femme meurt. Il réalise des natures mortes. 1789 : Liotard meurt le 12 juin. Source : http://mah.ville-ge.ch/musee/presse/liotard/liotard.html#anchor1 |
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